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Highlights
Cette vidéo aborde comment des médicaments couramment utilisés peuvent endommager le microbiome intestinal. Les quatre catégories de médicaments examinées sont les IPP, les laxatifs, les AINS et certains médicaments contre le diabète comme la metformine. Il est rappelé que les informations sont éducatives et ne remplacent pas un avis médical professionnel.
Les IPP (par exemple, oméprazole, pantoprazole) réduisent l'acidité de l'estomac, ce qui perturbe l'équilibre du microbiome. Cette réduction de l'acidité permet la survie de bactéries indésirables, entraînant une diminution de la diversité microbienne et une prolifération de bactéries buccales dans l'intestin. Cela augmente le risque d'infections entériques comme le Clostridium difficile. Les IPP altèrent également le métabolisme des acides biliaires et les voies vitaminiques.
Il est conseillé de prendre les IPP pour la durée la plus courte possible et de discuter avec son médecin d'alternatives comme les bloqueurs H2 (par exemple, Pepsid) ou les nouveaux bloqueurs d'acide compétitifs au potassium. Des mesures non médicamenteuses sont encouragées, comme des repas plus petits et plus fréquents, l'élévation de la tête du lit, et l'identification des intolérances alimentaires. Des remèdes naturels comme le sirop d'aloe vera ou l'extrait de Myrrha-Commiphora sont mentionnés comme des options prometteuses, bien que des études plus approfondies soient nécessaires.
Les analgésiques en vente libre comme l'ibuprofène et le naproxène réduisent l'inflammation en bloquant la cyclooxygénase, mais cela diminue également les prostaglandines qui protègent la muqueuse de l'estomac et des intestins, rendant la paroi intestinale plus perméable et vulnérable aux lésions. La combinaison d'AINS et d'IPP peut protéger le tractus gastro-intestinal supérieur, mais elle est associée à des dommages plus profonds dans l'intestin inférieur et à des modifications du microbiome.
Pour ceux qui doivent prendre des AINS, il est recommandé d'utiliser la dose efficace la plus faible pendant la période la plus courte. Pour les douleurs localisées, les AINS topiques (crèmes, gels) sont préférables pour réduire l'exposition systémique. Des alternatives non médicamenteuses telles que la physiothérapie, le sommeil, la thermothérapie et des ajustements ergonomiques sont également fortement encouragées.
Les laxatifs peuvent provoquer des changements durables dans les bactéries intestinales, même après leur arrêt. La constipation n'est généralement pas due à un manque de laxatifs, mais plutôt à une faible consommation de fibres, une hydratation insuffisante et un manque d'activité physique. L'objectif est de consommer 30 à 40 grammes de fibres par jour, provenant de diverses sources (solubles et insolubles), de bien s'hydrater pour que les fibres soient efficaces, et de faire de l'exercice pour stimuler le transit intestinal.
La metformine peut augmenter les bactéries bénéfiques comme l'Akkermansia et celles qui produisent des acides gras à chaîne courte. Cependant, elle peut aussi provoquer des ballonnements et des diarrhées et ses effets sur le microbiome sont variables et peu concluants. Si la metformine est prescrite, il est suggéré de commencer par la dose la plus faible et de l'augmenter progressivement, en préférant les formulations à libération prolongée pour minimiser les effets secondaires gastro-intestinaux.
Il est important de réévaluer régulièrement la nécessité et la durée de la prise de ces médicaments avec votre médecin. Si une prise à long terme est inévitable, il faut renforcer et protéger l'intestin en consommant au moins 30 grammes de fibres par jour et en intégrant des aliments fermentés riches en probiotiques et cultures vivantes (kimchi, choucroute, tempeh, miso, kéfir, natto). Le natto est particulièrement recommandé pour la santé intestinale, l'inflammation, la santé osseuse et cardiovasculaire.