Summary
Highlights
Le cours débute par une introduction aux lois de l'hérédité, en utilisant l'exemple des caractères héréditaires des pois. Il met en évidence les concepts de couleurs de graines (jaune et verte) pour illustrer la transmission des traits. L'expérience initiale de Mendel est décrite, montrant le croisement de lignées pures et l'observation de la première génération (F1). Les notions de dominance et de récessivité sont abordées, introduisant l'idée qu'une couleur de graine (jaune) peut masquer l'autre (verte).
Cette section explore la dominance absolue, où un caractère domine entièrement l'autre. L'expérience de Mendel, croisant des pois à graines jaunes avec des pois à graines vertes, est utilisée pour montrer que la première génération F1 est entièrement jaune. La deuxième génération F2, obtenue par auto-fécondation de F1, révèle une proportion de 3 jaunes pour 1 verte, confirmant la réapparition du caractère récessif. Le concept de test cross est introduit comme une méthode pour déterminer le génotype d'un individu dominant, en le croisant avec un individu récessif.
La construction du tableau de Punnett (échiquier de croisement) est expliquée en détail pour prédire les ratios phénotypiques et génotypiques des générations. Pour le cas de dominance absolue en monohybridisme, les ratios sont 3:1 pour le phénotype et 1:2:1 pour le génotype. Des exemples numériques (750 jaunes et 250 verts) sont utilisés pour démontrer comment les ratios expérimentaux correspondent aux prédictions théoriques. L'importance de ces ratios pour l'analyse génétique est soulignée.
Cette partie explique la dominance incomplète et la codominance. En dominance incomplète, le croisement de deux caractères purs donne une progéniture avec un phénotype intermédiaire (par exemple, des fleurs rouges et blanches donnent des fleurs roses). La codominance est introduite comme un cas où les deux allèles s'expriment simultanément et distinctement (par exemple, des fleurs rouges et blanches donnant une progéniture avec des taches rouges et blanches). Les ratios phénotypiques et génotypiques pour la dominance incomplète sont 1:2:1 pour la F2.
Les gènes létaux sont examinés, c'est-à-dire des allèles qui, lorsqu'ils sont présents à l'état homozygote, provoquent la mort de l'individu avant la naissance ou à un stade précoce de son développement. Des exemples concrets, comme la couleur de la robe chez la souris, sont utilisés pour illustrer comment l'existence d'un gène létal modifie les ratios mendéliens classiques (par exemple, un ratio de 2:1 au lieu de 3:1). Ce phénomène est expliqué par la disparation des individus homozygotes porteurs de l'allèle létal.
Le cours aborde les gènes liés au sexe, en utilisant la drosophile (mouche du vinaigre) comme exemple classique. La transmission des caractères liés aux chromosomes sexuels (X et Y) est expliquée, notamment la couleur des yeux (rouge dominant, blanc récessif). Les croisements réciproques (qui inversent les phénotypes des parents) sont utilisés pour démontrer la transmission non mendélienne de ces caractères et l'existence d'un gène lié au chromosome sexuel X. Les différentes anomalies de rapport obtenues (par exemple, l'hétérogénéité de la F1 ou la différence de rapports entre mâles et femelles) sont des indicateurs de la liaison au sexe.
Les mécanismes de la liaison au sexe sont détaillés, incluant les méthodes de représentation des allèles sur les chromosomes sexuels (X et Y). Les différents systèmes de détermination du sexe sont brièvement mentionnés, tels que le système XX/XY chez les mammifères et la drosophile, et le système ZW/ZZ chez les oiseaux et certains reptiles. Des exemples de croisements sont présentés pour illustrer comment les chromosomes sexuels influencent la transmission des caractères. La notion d'hétérogamétie et d'homogamétie est introduite pour les mâles et les femelles, respectivement, selon le système de détermination du sexe.
Le cours conclut avec un résumé des différents types de liaisons génétiques, insistant sur l'importance de l'analyse des ratios et des résultats des croisements réciproques pour identifier les gènes liés au sexe. D'autres systèmes de détermination du sexe, comme XX/XO ou haplodiploïdie, sont mentionnés. Des exemples de cas chez les poissons et les oiseaux sont donnés, soulignant les variations de ces systèmes dans le règne animal. Le concept d'autosomes (chromosomes non sexuels) est également rappelé.