Summary
Highlights
L'auteure identifie quatre figures féminines dominantes sur les réseaux : la 'That Girl', la 'Girl Boss', la femme 'Bohème' et la 'Dark Feminine', et questionne si le développement personnel féminin actuel ne renforce pas des préjugés sexistes.
La figure de la 'That Girl' promeut une routine de vie parfaite et épurée. Cependant, ces contenus sont souvent irréalistes et servent principalement à vendre des produits en jouant sur les complexes des femmes.
La 'Girl Boss' incarne le fantasme de la réussite par le seul mérite. Ce discours est jugé culpabilisant car il ignore les inégalités sociales et se désolidarise des femmes en difficulté, se conformant aux attentes du capitalisme.
Ce modèle rejette la productivité pour une vie spirituelle. Toutefois, son usage du 'Féminin Sacré' est critiqué pour son essentialisation des femmes, limitant la féminité à la procréation et à l'hétérosexualité.
La 'Dark Feminine' utilise la manipulation et la séduction comme armes. Contrairement aux apparences, cette figure ne s'émancipe pas du patriarcat mais cherche au contraire un homme assez fort pour la soumettre, agissant comme le fantasme du 'mâle alpha'.
L'auteure conclut que tous ces modèles partagent une misogynie intériorisée. Elle recommande de diversifier ses sources de contenu et de garder un esprit critique face aux discours qui imposent des standards archaïques.