Summary
Highlights
Le docteur introduit le sujet du traitement hormonal substitutif (THS ou THM) et souligne l'importance d'une approche prudente. Il explique sa méthode, qu'il qualifie d'égoïstement sécuritaire pour éviter toute responsabilité en cas de cancer du sein lié au traitement. Il différencie sa pratique de la médecine anti-âge en mettant l'accent sur la minimisation des risques.
Le docteur prône l'utilisation d'estradiol bioidentique uniquement par voie transdermique, en privilégiant le gel par rapport aux patchs, pour son absorption circadienne. Il explique comment appliquer le gel sur des zones non pileuses alternées pour éviter l'irritation de la peau et favoriser une meilleure absorption. Il recommande de débuter par une faible dose et d'ajuster en fonction des réponses cliniques et des dosages sanguins effectués dans des laboratoires adaptés et fonctionnels.
La progestérone est généralement prescrite à des doses de 100 mg, évitant les surdosages courants de 200 mg observés chez certains confrères. Le docteur met en garde contre la présence de dioxyde de titane dans les gélules commerciales et préfère la préparation magistrale pour permettre un dosage plus fin (50 mg, 75 mg) et sans excipient indésirable. Il insiste sur la personnalisation du dosage en fonction des analyses sanguines précises.
Une règle fondamentale est de maintenir un ratio de progestérone supérieur à celui de l'estradiol (1,5 à 2 fois plus élevé) en termes de percentiles. Le docteur rejette l'idée de provoquer des règles artificielles chez les femmes ménopausées et souligne l'importance des analyses fonctionnelles pour s'assurer que les niveaux hormonaux sont dans des zones de référence sécurisantes. Il critique les bilans aberrants qu'il observe chez des patientes venant de la 'médecine anti-âge' trop agressive.
Le docteur présente un filet de sécurité supplémentaire : le ratio 2/16 alpha hydroxyone, mesuré par analyse d'urine. Un ratio élevé indique une bonne détoxification des œstrogènes (estradiol) vers des métabolites protecteurs. Si ce ratio est trop bas, il recommande l'utilisation de DIM (diindolylméthane) pour favoriser une meilleure hydroxylation des œstrogènes. Il mentionne également l'indole-3-carbinol comme alternative.
Une autre stratégie pour améliorer la sécurité est de gérer la réabsorption intestinale des œstrogènes. L'enzyme bêta-glucuronidase, produite par certaines bactéries intestinales en cas de dysbiose, peut couper une liaison essentielle à l'élimination des œstrogènes, entraînant leur recirculation. Pour bloquer cette enzyme, le docteur utilise du calcium D-glucarate, une substance naturelle. Il conclut en soulignant l'importance de l'individualisation des traitements et l'utilisation si nécessaire de prégnénolone pour soutenir les glandes surrénales qui peut se transformer en progestérone.