Summary
Highlights
L'auteur a passé des milliers d'heures à tenter d'optimiser sa gestion du temps, lisant des livres et essayant divers systèmes de productivité. Cependant, cela l'a rendu malheureux, réalisant que l'effort constant pour ajouter toujours plus d'activités à sa vie le frustrait, surtout en tant que chef d'entreprise et père de deux enfants. Il note une augmentation du conseil en ligne qui dicte ce que nous devrions faire de notre temps, créant un décalage entre les attentes et la réalité de son temps disponible.
La société et les médias sociaux suggèrent une quantité écrasante d'activités quotidiennes pour être en bonne santé et heureux, allant de l'exercice intense à la méditation, en passant par l'apprentissage de la finance et des rituels de bien-être. Ces attentes ignores les réalités de la vie quotidienne comme les tâches ménagères ou l'envoi de colis, rendant la journée de 24 heures bien trop courte pour les accomplir toutes, en laissant peu de temps pour des activités réellement désirées. En tant que père de deux jeunes enfants, l'auteur a particulièrement ressenti cette pression, réalisant que même les choses de base comme faire de l'exercice ou lire deviennent difficiles.
Malgré l'application de techniques de productivité (le découpage de tâches, la matrice d'Eisenhower, la technique Pomodoro, etc.) et des conditions de vie favorables (gestion d'entreprise à domicile, bon système de soutien), l'auteur se sent frustré de ne pas pouvoir accomplir tout ce qu'il entreprend. Il réalise que le problème n'est pas son incapacité à gérer son temps, mais plutôt le manque de temps pour faire tout ce qu'il veut. La vraie question est : à quoi est-il prêt à dire 'non' ? Citant Oliver Burkeman, l'auteur de '4000 Weeks: Time Management for Mortals', il explique que la vie est limitée et que l'obsession d'optimisation nous pousse à prendre trop d'engagements sans vraiment évaluer leur valeur.
L'auteur illustre son emploi du temps hebdomadaire moyen : trois heures par jour consacrées à la famille (début et fin de journée, plus tout le week-end), huit heures de travail par jour et neuf heures de sommeil par nuit (compte tenu des réveils des enfants). Il ne lui reste qu'une heure de temps personnel par jour, dans des conditions idéales. Il se demande comment concilier ce temps limité avec ses désirs personnels comme la lecture, le cardio et la musculation. James Clear, expert en habitudes, lui a fait prendre conscience que les habitudes doivent s'adapter aux changements de vie. Le plus difficile n'est pas de dire non aux mauvaises habitudes, mais à celles qui, autrefois bénéfiques, ne correspondent plus à la 'saison' actuelle de sa vie, afin de trouver la paix intérieure.
L'auteur a initialement eu du mal à accepter de renoncer à des activités importantes pour lui après être devenu parent (moins de vidéos, moins de projets parallèles, moins de sport, etc.). Cette frustration et ce ressentiment étaient naturels, mais il a finalement compris qu'ils ne l'aidaient pas. Il a dû accepter que ces compromis faisaient partie de la décision d'avoir des enfants. Aujourd'hui, il dit souvent non à son travail et même à sa propre santé, mais il dit oui à quelque chose de beaucoup plus important : les moments significatifs avec ses enfants. Il admet que s'il avait plus de temps, les activités qu'il choisit feraient un peu moins sens.
Que l'on soit parent, avec un emploi exigeant ou un emploi du temps chargé, la leçon apprise est que pour dire oui aux choses vraiment importantes, il faut dire non à presque tout le reste sans amertume. En acceptant qu'il ne peut pas tout faire ou tester chaque routine de développement personnel, il a commencé à 'désoptimiser' sa vie. Actuellement, il fait de la musculation quelques fois par semaine, trois sessions de cardio intense, et 10 minutes de méditation par-ci, par-là. Il prend même du temps pour regarder des moments forts de baseball ou des émissions de télé-réalité. Ce n'est pas 'optimal', mais en cessant de courir après chaque gain de 1%, il a trouvé plus de contentement et de bonheur.