Summary
Highlights
Kery James critique violemment les démocraties occidentales, qu'il qualifie d'« hypocrites » et « d'assassins en costard cravate ». Il dénonce leur discours sur la paix tout en fournissant des armes et en appliquant un deux poids deux mesures en matière de droits de l'homme, réservés selon lui, aux « hommes blancs ». Il fustige leur indifférence face aux massacres si aucun intérêt matériel n'est en jeu.
L'artiste souligne le paradoxe des dirigeants qui « réclament un cessez-le-feu mais fournissent des armes ». Il dénonce leur « double langage » et leur cynisme, les qualifiant de « tueurs d'enfants dans des costumes d'humanistes ». Il critique également la censure et la propagande médiatique, qui selon lui, ne fait que relayer le discours de l'oppresseur et insulter l'intelligence du public.
Kery James aborde la déshumanisation à travers l'exemple d'un enfant tué par un sniper, qualifié d'« erreur ». Il dénonce les attaques contre les Casques bleus et le soutien inconditionnel à une armée qui « piétine le Droit international » et assassine des journalistes. Il exprime son dégoût face à cette situation et sa peur pour les habitants de Beyrouth.
Le morceau prend ensuite une tournure plus personnelle avec l'hommage à Shaban, mort brûlé vif. Kery James déplore le silence des médias et le manque de compassion, soulignant que Shaban n'était pas qu'une victime, mais un être humain avec des rêves et des espoirs. Il s'interroge sur ce que Shaban aurait pu être, humanisant ainsi la tragédie au-delà des chiffres et des statistiques.
Kery James insiste sur l'humanité de Shaban, le décrivant comme « Palestinien, mais un être humain ». Il rappelle que Shaban prenait soin des siens, était le fils de quelqu'un, et que son absence est pleurée par ses proches. Le rappeur conclut sur l'anéantissement de l'avenir de Shaban par « les flammes de leur mal », soulignant la destruction irréversible causée par le conflit.